OPULION
Journal / Investor : 78 % de la hausse du trimestre vient de Patricia Industries, estimée sur les multiples de ses pairs

NEWS · Investor AB

Investor : 78 % de la hausse du trimestre vient de Patricia Industries, estimée sur les multiples de ses pairs

Au troisième trimestre 2026, l'actif net ajusté d'Investor a gagné 43,3 Md SEK, pour atteindre 411 SEK par action au 30 septembre. Patricia Industries, son pôle de sociétés non cotées, en apporte 33,8 Md SEK, soit 78 % de la hausse avec 19 % de l'actif total, quand les sociétés cotées, 74 % de l'actif total, en apportent 5,0. Plus des trois quarts du trimestre reposent donc sur une valeur estimée par Investor, pour l'essentiel à partir des multiples boursiers de sociétés comparables.

Hausse de l'actif net ajusté
43,3 Md SEK
Du 30 juin au 30 septembre 2026, à 1 258,0 Md SEK, déclaration intermédiaire du 16 octobre 2026, p. 2
Apport de Patricia Industries
33,8 Md SEK
En valeur de marché estimée, p. 7, soit 78 % de la hausse (calcul Opulion : 33,8 divisés par 43,3)
Même apport, en actif net comptable
3,7 Md SEK
Filiales comptées selon la méthode de l'acquisition, sur une hausse de 13,2 Md SEK de l'actif net comptable, p. 2 et 26
Du 30 juin au 30 septembre 2026, l'actif net ajusté d'Investor a gagné 43,3 Md SEK. Patricia Industries en apporte 33,8 en valeur de marché estimée, soit 78 %, les placements dans EQT 5,9, les sociétés cotées 5,0, et le financement, les frais et les autres éléments du groupe en retirent 1,4. L'actif net comptable, où Patricia est comptée selon la méthode de l'acquisition, gagne 13,2 Md SEK, dont 3,7 venus de Patricia.
Figure. Patricia Industries fait 78 % de la hausse de l'actif net ajusté d'Investor au troisième trimestre 2026, sur des valeurs estimées à partir des multiples de pairs cotés. Source : Investor, déclaration intermédiaire du 16/10/2026, calcul Opulion.

Pourquoi l'actionnaire d'Investor est concerné : l'actif net ajusté par action est passé de 397 à 411 SEK entre le 30 juin et le 30 septembre 2026 (p. 2). Patricia Industries en explique environ 11 SEK (calcul Opulion : 33,8 Md SEK divisés par les 3 063,7 millions d'actions retenues au 30 septembre, p. 2). Sur le même trimestre, le rendement total de l'action B a été de 1 %, contre 4 % pour l'actif net ajusté (p. 2). Pour l'actionnaire, l'essentiel du trimestre tient à une estimation, et l'action B a rapporté 1 % quand l'actif net ajusté gagnait 4 %.

Investor publie deux actifs nets. L'actif net comptable, établi selon les normes IFRS, compte les filiales de Patricia Industries selon la méthode de l'acquisition (p. 2 et 38). L'actif net ajusté, que la société met en avant, les remplace par une valeur de marché estimée : Investor applique pour l'essentiel aux résultats des douze derniers mois de ses filiales les multiples médians de sociétés cotées comparables et d'indices, calculés sur le cours moyen du trimestre pondéré par les volumes, puis retire la dette nette (p. 38). Ces valeurs, précise Investor, reflètent la façon dont la Bourse valorise des sociétés similaires, sans traduire forcément sa propre vue de leur valeur intrinsèque. Au 30 septembre, les principales filiales sont valorisées en moyenne, pondérée par leur valeur, à 15,6 fois leur EBITDA des douze derniers mois, c'est-à-dire la valeur d'entreprise rapportée au résultat avant intérêts, impôts et amortissements, contre 14,6 fois au 30 juin (p. 7 des deux rapports). La société attribue la hausse à trois causes, sans les chiffrer séparément : la croissance des résultats, avec un EBITA des principales filiales en hausse de 23 % sur un an au troisième trimestre, des multiples plus élevés et la baisse de la couronne depuis la fin du deuxième trimestre (p. 2, 3 et 7).

La même méthode joue dans les deux sens. Au deuxième trimestre, Patricia Industries avait retiré 8,0 Md SEK à l'actif net ajusté, sous l'effet de multiples plus bas (rapport semestriel, p. 7), et notre brève du 16 juillet relevait un rendement de −3 % pour ce pôle. Du côté coté, les hausses de Saab (+18,3 Md SEK), de SEB (+17,7), de Nasdaq (+9,0) et d'Atlas Copco (+8,5) ont été en grande partie absorbées par ABB (−26,2), AstraZeneca (−9,1), Wärtsilä (−5,0) et Ericsson (−4,6) (p. 6). Les placements dans EQT ajoutent 5,9 Md SEK, dont des fonds publiés avec un trimestre de décalage, sur leurs valeurs du 30 juin (p. 19). Le financement, les frais et les autres éléments du groupe en retirent 1,4 (p. 26). Les quatre apports se recollent avec la hausse publiée : 5,0 + 33,8 + 5,9 − 1,4 = 43,3 Md SEK (calcul Opulion).

CE QUE LA BOURSE A FIXÉ

Sociétés cotées, 74 % de l'actif total

+5,0 Md SEK

Les reculs d'ABB, d'AstraZeneca, de Wärtsilä et d'Ericsson ont absorbé la plus grande partie des hausses de Saab, SEB, Nasdaq et Atlas Copco.

CE QU'INVESTOR A ESTIMÉ

Principales filiales de Patricia Industries

15,6 fois l'EBITDA

Multiple moyen des principales filiales, pondéré par leur valeur, au 30 septembre, contre 14,6 fois au 30 juin, déduit de sociétés cotées comparables.

CE QUE L'ACTION A FAIT

Investor B

+1 %

La capitalisation de 1 234,0 Md SEK fait apparaître une décote de 1,9 % sur l'actif net ajusté de 1 258,0 Md SEK, contre une prime de 0,9 % au 30 juin (calcul Opulion : capitalisation rapportée à l'actif net ajusté, p. 2).

Pour l'actionnaire d'Investor, trois preuves sont à suivre. Le 4 novembre, Investor tiendra sa « Capital Markets Update », inscrite à son calendrier financier (p. 22). Le 22 janvier 2027, le rapport de fin d'exercice 2026 réévaluera Patricia Industries sur des multiples calculés sur les cours moyens du quatrième trimestre, qui peuvent reculer comme au deuxième (p. 22 et 38). La troisième n'a pas de date : un prix payé par un tiers, en cession ou en Bourse, si l'une des principales filiales changeait de mains. Ces filiales pèsent 228,4 Md SEK dans l'actif net ajusté au 30 septembre (p. 4), et un tel prix confronterait l'estimation au marché.

Sources

Partager cet article