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Investor AB publie un actif net ajusté de 1 215 milliards de couronnes au 30 juin, en hausse de 9 % sur le trimestre

Le fait

Investor AB a publié le 16 juillet 2026 son rapport semestriel arrêté au 30 juin.

L'actif net réévalué ajusté atteint 1 214,7 milliards de couronnes suédoises, soit 397 couronnes par action. Sur le trimestre, dividende réintégré, il progresse de 106,8 milliards, soit 9 % ; sur le semestre, de 144,8 milliards, soit 13 %. Le rendement total pour l'actionnaire ressort à 15 % sur le trimestre, contre 9 % pour l'indice de référence SIXRX. Le cours de l'action B termine le trimestre à 402,55 couronnes, contre 354,30 fin mars et 330,40 fin 2025.

Les trois pôles ont divergé. Les sociétés cotées dégagent un rendement total de 14 % ; la société a souscrit à hauteur de 1 701 millions de couronnes à l'augmentation de capital d'Electrolux, acquis des titres Nasdaq pour 46 millions, et conclu un accord de cession de 2 millions de titres SEB afin de maintenir son niveau de détention. Le rapport cite les contrats remportés par Saab - sous-marins A26 pour la Pologne, Gripen pour l'Ukraine, sélection de GlobalEye par le Canada et l'OTAN - ainsi que la coentreprise annoncée par Wärtsilä dans le stockage d'énergie.

Patricia Industries affiche un rendement total de −3 % sur estimations de valeur de marché, la contraction des multiples l'emportant sur la croissance des résultats. Les principales filiales enregistrent une croissance des ventes de 6 %, soit 7 % en organique et à taux de change constants, portée par Laborie, BraunAbility, Nova Biomedical et Sarnova ; l'EBITA ajusté progresse de 16 %. Mölnlycke croît de 2 % à changes constants, a formé une coentreprise en Chine avec Zhende Medical et a distribué 200 millions d'euros à Patricia Industries.

Les investissements dans EQT reculent de 2 % en valeur, sous l'effet de la baisse du cours d'EQT AB. Le flux de trésorerie net vers Investor s'élève à 520 millions de couronnes et la société a acquis des titres EQT pour 349 millions. Le rapport mentionne la sélection d'EQT pour piloter le Scaleup Europe Fund, initiative public-privé de 5 milliards d'euros, et la clôture de BPEA IX.

Sur la structure financière, l'endettement s'établit à 1,9 % au 30 juin, contre 2,1 % fin 2025, la trésorerie brute à 28 800 millions de couronnes et la maturité moyenne de la dette à 8,7 années. Le résultat consolidé du trimestre atteint 117 290 millions de couronnes, soit 38,28 couronnes par action, et 48,11 couronnes sur le semestre.

Le repère Opulion

Deux chiffres de ce rapport méritent d'être posés l'un à côté de l'autre, parce que leur rapprochement est inhabituel.

La capitalisation boursière dépasse l'actif net ajusté. Le rapport donne une capitalisation de 1 225 307 millions de couronnes, hors titres auto-détenus, pour un actif net ajusté de 1 214 733 millions. Par action, cela se lit 402,55 couronnes de cours contre 397 couronnes d'actif net ajusté. Nous ne portons ici aucune appréciation sur ce niveau : nous relevons simplement que, dans une famille de sociétés où l'écart se creuse habituellement dans l'autre sens, celle-ci fait exception au 30 juin.

Et il existe deux actifs nets, qui diffèrent de 43 couronnes par action. L'actif net ajusté ressort à 397 couronnes, l'actif net publié à 354. L'écart n'est pas une divergence d'opinion mais de méthode, et le rapport l'explique en note : dans l'actif net publié, les principales filiales de Patricia Industries sont comptabilisées selon la méthode du coût d'acquisition, et les participations détenues avec un partenaire par mise en équivalence - tandis que l'actif net ajusté les retient à leur valeur de marché estimée. Un lecteur qui compare Investor AB à une autre société de portefeuille doit savoir laquelle des deux mesures il manipule ; l'écart est de 12 %.

Sur l'endettement, la comparaison avec les deux autres semestriels de la saison est parlante. Investor AB affiche 1,9 % au 30 juin. Wendel publie à la même date une dette nette de 329 millions d'euros pour un actif net réévalué de 6 507 millions. Brederode, elle, affiche une trésorerie nette positive de 29,73 millions d'euros au 31 mars. Ces trois mesures ne sont pas construites de la même façon - chaque émetteur définit son propre ratio et il faut se garder de les additionner - mais elles situent l'ordre de grandeur : les trois sociétés abordent la période avec des bilans peu tendus, ce qui n'a pas toujours été le cas dans ce secteur.

Sources